Gestes galants: liste pour l’homme
Ici une liste, que j’espère la plus complète et détaillée possible, qui regroupe les gestes galants chez l’homme. N’ayant pas trouvé pareil sur internet, je me suis dit qu’il fallait y remédier.
Le naturel du galant homme.
La galanterie reste un jeu qui se joue à deux. Si ça demande beaucoup à l’homme, ça demande autant à la femme qui doit réagir en retour des gestes. Ne soyez pas surpris si certains gestes ne fonctionnent pas, ce n’est pas nécessairement de votre faute. Soyez patient et pratiquez-vous. Si certains gestes vous causent problème, abstenez-vous. Surtout, vous devez être naturel. Un geste, aussi galant soit-il, si cela a l’air forcé, ça ne passe pas. Tout doit être sincère.
L’homme galant est celui qui agit avec classe d’un comportement irréprochable, qui bouge avec élégance et qui, par ses remarques, se fait plaisant.
Le baisemain, la crème de la galanterie.
Geste très galant, qui bien fait, peut faire très bonne impression. Pour ce faire, l’homme doit lever le moins possible la main de la demoiselle, c’est lui qui doit se pencher. Il peut plier un genou et même le déposer sur le sol. S’il est assez bas, il peut tenter de regarder la demoiselle dans les yeux tout au long du geste. Attention, ce n’est pas évident. La lenteur est requise.
Rendu au niveau de la main, plusieurs options s’offrent. Si à l’origine du baisemain, l’homme ne devait pas déposer les lèvres sur la peau et les remuer dans le vide, je dois dire que l’envie du contact est difficile à surmonter, d’autant plus que certaines femmes pourraient ne pas comprendre, à notre époque, le pourquoi qu’il n’y a pas de contact. Le baiser peut être déposé sur la main ou sur les doigts, au niveau des bagues. Dans le cas où on veut placer le baiser sur la main, il faut tenir toute la main avec délicatesse. Si le baiser s’adresse aux doigts, ce sont les doigts que l’on tient et qui, par le mouvement, devraient automatiquement se plier au niveau des jointures qui séparent les doigts de la main. Pour ma part, je préfère embrasser les doigts.
Les portes et le fameux geste galant.
Dans un lieu public, tel qu’un restaurant, d’homme doit précéder la femme et faire mine de garder la porte ouverte pour elle. L’idée est que c’est à l’homme de faire affaire avec l’hôtesse ou encore à demander les billets de cinéma. Cela a aussi pour avantage de régler le problème qui se pose lorsqu’il y a deux portes de file à ouvrir que l’on retrouve dans bien des lieux publics.
Dans un lieu privé, l’homme ouvre la porte et laisse entrer la dame. S’il veut vraiment impressionner ou se ridiculiser, il peut s’incliner légèrement, au passage de la femme, en tenant la porte.
La portière de la voiture.
Verrouillez toujours vos portières de la voiture. Si jamais la femme advenait malencontreusement par vous devancer, vous pourriez vous reprendre.
L’homme débarre la portière, l’ouvre, tend la main libre pour aider la demoiselle à monter, attend que celle-ci s’installe et ferme la portière sans la claquer. Lorsque vient le temps de descendre, c’est un peu plus discutable. La majorité des femmes n’ont pas la patience d’attendre que l’homme fasse le tour de la voiture pour ouvrir la portière, mais si elle aime la galanterie, pourquoi pas? Il doit faire assez vite, sans avoir l’air pressé. Il fait le tour de la voiture, préférablement par devant, pour qu’elle le voit passer. Il ouvre et tend la main. En tendant la main, il peut ajouter une formule de courtoisie tel que: Mademoiselle, Madame ou puis-je.
L’homme galant ne propose pas, il fait.
Un homme galant ne propose pas à une demoiselle de l’aider, il l’aide simplement. Il ne propose pas de l’aider à mettre son manteau, il prend l’initiative. Il ne propose pas non plus de l’aider à porter ses paquets, il les prend doucement. De même que si vous voulez marcher en tenant la main de la demoiselle, vous ne la demandez pas, vous la prenez. L’idée est qu’une femme bien élevée ou gênée, ne voulant pas déranger, refusera souvent l’aide, même si elle aimerait en avoir. Si au contraire, elle adore la courtoisie au point de l’exiger, elle sera déçue que vous lui offriez de l’aider, comme si le fait de l’aider était d’une évidence.
Les remarques galantes.
L’homme doit faire attention à ses remarques et ce qu’il remarque. Si une belle demoiselle passe non loin, alors qu’il est accompagné, il ne doit pas y attarder ses yeux. De même, si le sujet arrive sur une femme artiste, il ne doit pas faire l’éloge de sa beauté, mais de son talent. Il doit faire sentir à sa partenaire qu’elle est l’unique femme qui ravit son regard.
La chaise.
Dans un restaurant et même à la maison, le gentilhomme doit tirer la chaise de sa compagne. Attention! Remarquez le type de plancher avant de faire, les pattes de chaise ne doivent pas rester prises entre deux carreaux de céramique, ça fait du bruit et ça monte la nervosité. Maîtrisez la situation! Le gent homme prend sont temps en levant la chaise. Si celui-ci est vraiment gentil, soit il laisse la meilleure place à sa partenaire, soit il la laisse choisir. Et si malencontreusement elle choisit une chaise difficilement accessible à l’homme ou une banquette, il vaut mieux abandonner l’idée que de faire un geste maladroit.
Attention! Il peut arriver que voulant tirer la chaise pour sa douce, celle-ci ne comprenne pas l’idée. Elle croira que celui-ci tire la chaise pour lui-même, qu’il a choisi sa propre place. Elle se dirigera donc vers l’autre chaise et le plan aura échoué. Il faut donc le montrer explicitement. Ce peut être par un geste de la main accompagné d’un « Mademoiselle » à voix haute. Ne pas dire : « je vous tire la chaise ». Un peu de subtilité quand même.
Au cours de ce souper viendra un moment où la fille se lèvera pour aller à la toilette. Lorsqu’elle se lève, le garçon doit aussi se lever, temporairement, le temps qu’elle quitte. Il ajoutera même un sourire. Il n’est pas nécessaire de poser des questions sur ce qu’elle fait.
Les souliers.
Le couple s’apprête à quitter la maison, le mâle sort les souliers de la garde-robe et place ceux de la femelle devant celle-ci, en prenant soit de les mettre chacun du bon côté et ce, avant de mettre les siens. S’il est vraiment courageux et qu’elle est ouverte, il peut même l’aider à les mettre. C’est toutefois un pari assez risqué, surtout s’il s’agit de souliers serrés ou compliqués. Il peut arriver qu’il veuille aussi le lui enlever. De la pratique sur ces derniers gestes est recommandé.
Le trottoir.
Le bœuf marche du côté de la rue, à côté de sa vache, toujours. C’est une façon de sécuriser la vache et de la protéger contre les éclaboussures. La raison est simple. Si elle se fait éclabousser, elle ne sera pas du tout contente. On le sait, une vache, c’est blanc et noire. Si elle est éclaboussée, elle restera tachée. Cependant, si le boeuf se fait prendre, il est brun, donc ça parait moins. La vache rira de lui et lui, il sera content de l’avoir fait rire.
La subtilité a bien meilleur goût. Le boeuf ne doit pas pousser la vache pour prendre sa place. Il ne doit pas non plus y fixer trop son attention. Si la vache se rend compte qu’il est obstiné à vouloir être d’un côté, cela perdra de son effet. Idéalement, elle ne devrait même pas avoir à s’en rendre compte. Le boeuf ne dira pas non plus: « pouvez-vous vous tasser un peu, je dois m’assurer d’être du côté de la rue puisque c’est plus galant ». Non!
Les escaliers.
Le chevalier suit la princesse pour monter et la précède pour descendre, question de pouvoir l’attraper si elle advenait à perdre l’équilibre. Si les marches sont suffisamment larges, il peut rester à côté de la princesse, légèrement devant pour descendre et légèrement derrière pour monter. De cette façon, il donnera moins l’impression de reluquer son derrière en ascension.
La galanterie au repas.
Le copain commente et recommande les plats, s’il le peut au restaurant, avant de commander. Il laisse la copine commander avant, ou s’il connaît le choix de celle-ci, il peut commander à sa place. Lorsque l’assiette viendra, il ne touchera pas à la sienne tant que la copine n’aura pas pris une première bouchée. S’il a du cran, il peut même refuser de recevoir son assiette, au serveur, avant la copine. Les règles de bienséances à table sont de mise.
Si la copine fait le repas à la maison, il proposera son aide, ou idéalement, peut prendre l’initiative de l’aider. Si vous êtes vraiment horrible dans une cuisine, abstenez-vous. Il la remerciera avant le repas et lui dira combien c’est délicieux dès les premières bouchées. On peut revenir un peu plus tard, après le repas ou en quittant la demeure de la copine, à ce sujet afin de la remercier encore pour le formidable repas. Si elle sent que le repas est apprécié, elle sera plus encline à répéter l’expérience. Pour moi qui n’est pas très doué en cuisine, c’est un plus.
Le sexe.
L’étalon se préoccupe du plaisir de la jument avant le sien et il doit aussi manifester, son plaisir lorsqu’elle le lui en donne. C’est simple.
Des solutions.
Une femme a un problème, l’homme propose une solution et l’applique si l’idée plaît. Il a des idées de sorties, bien pensées ou assez folles. C’est probablement la partie la plus difficile pour moi.
Si la femme a mal à un endroit, il lui proposera un massage, bien sûr.
Les écrits et la galanterie.
Un homme galants n’hésite pas à écrire un courriel à sa dulcinée simplement pour lui souhaiter une bonne journée, mais sans ambitionner. Il faut aussi faire attention que les écrits ne deviennent pas répétitifs. Trouver de nouveaux mots, de nouveaux compliments, de nouvelles façons de tourner les choses, être poète, rendre les choses moins monotones.
À noter qu’un texte écrit de la main de l’homme est toujours mieux qu’un texte écrit d’une machine. Le rapport humain est beaucoup plus présent et le fait que le dansel ait choisi un joli papier et ait pris la peine d’écrire avec soin ne laissera certainement pas la dansele indifférente.
Je suggère pour ma part de faire court. Un gentil mot trouvé à quelque part où la damoiselle ne s’y en attend le moins, fera un très bon effet même si c’est très court. Une phrase ou deux, peut-être trois. Voire, si c’est un poème en vers, un quatrain est suffisant. Gardez votre inspiration et répartissez-la en plusieurs fois. Pour les grandes occasions, vous pouvez en mettre davantage.
Son bonheur
Toutes ces règles peuvent être oubliées. Ce qui importe au final, c’est votre bonheur, mais surtout, celui de la femme. Si elle n’est pas à l’aise avec la galanterie, il sera galant de respecter ses souhaits. Si vous tenez à être galant, trouvez en une autre.
Laissez-passez galamment
De façon générale, l’homme galant doit laisser passer la femme. S’il la rencontre dans un couloir étroit, comme le corridor central d’un train, il se tassera de côté et attendra la passade de celle-ci avant de poursuivre. Il peut ajouter un geste de la main pour lui indiquer de passer d’abord qu’il accompagnera d’un sourire.
Certains moments exigent par contre qu’il prenne les devants, sans toutefois ambitionner. C’est le cas lorsqu’il doit faire affaire avec une hôtesse ou lorsqu’il doit rassurer sa compagne dans un sombre chemin en lui tenant la main.
Payer le restaurant, est-ce de la galanterie masculine?
Voilà une bonne question. Le fait que l’homme ait à payer le restaurant remonte à une époque où la femme n’avait simplement pas d’argent, il était donc requis que l’homme paie. Avec la poussée du féminisme, les changements de mœurs et surtout, la nouvelle situation de la femme, il n’est plus requis que l’homme paie pour elle. Pour moi, payer le restaurant n’est pas vraiment de la galanterie. Lorsque je sors avec une demoiselle pour une première fois, il y a de fortes chances que je paie, probablement pour me donner bonne conscience, mais il est hors de question que je paie toujours pour elle. Payer et payer, pour moi ça reviendrait au concept d’une escorte, ce que je ne veux pas.
Payer le restaurant, cela n’a rien à voir avec la galanterie.
Présentations galantes
Pourquoi ne pas chercher une façon originale de se présenter. Disons qu’un homme et une femme se rencontre dans un lieu quelconque et ont loisir de discuter. Éventuellement, l’homme devra se présenter avant que la dame n’ait à le faire ou à le demander. J’éviterais le classique « Je suis Jacob », Jacob n’étant là qu’à titre d’exemple. C’est ordinaire et de plus, c’est un anglicisme qui provient de « I am Jacob ». Nous devrions plutôt dire: « je me nomme Jacob ». Cependant, si nous voulons que la damzelle se souvienne du nom, il faut être plus originale. Je ne tire pas d’exemple, l’idéal c’est que ce soit contextuel aux discutions précédentes. Puis, elle se présentera et ce sera le bon moment de lui baiser la main en répondant à la suite: « enchanté Mademoiselle Gertrude ».
Les fleurs, fruit de la galanterie?
Non! Certes les fleurs sont un outil pour l’homme galant. Il peut les offrir à sa demoiselle avec ou sans raison avoir l’air galant, mais encore mieux, c’est de les offrir à la mère de celle-ci, cela fait vraiment sensation! L’idée est plutôt d’offrir un cadeau à la belle. Si les fleurs peuvent faire l’affaire, il reste cliché et facile. Ce ne veut pas dire de ne pas offrir des fleurs, mais plutôt de varier. Le meilleur cadeau ne sera pas le plus dispendieux, mais le plus surprenant tout en étant de bon goût. C’est quelque chose de risqué. Offrir un vêtement, telle qu’une robe de nuit, peut être une bonne idée, mais ce peut aussi ne pas l’être. Il importe de bien connaître la destinataire pour choisir. Celui qui a du talent en dessin pourrait dessiner un portrait basée sur une photo de celle et lui offrir. Ce pourrait être de réparer le vieux meuble qui traine en mauvais état dans la chambre de la douce. Ce pourrait être d’offrir un joli crayon à celle qui aime écrire. Attention, un homme qui offre beaucoup de cadeaux n’est pas un galant homme, ni un gentilhomme, mais un papa gâteau ou un esclave. Il ne faut pas tomber dans le piège de certaines femmes qui visent à soutirer les moins dollars de ce dernier. Ne pas oublier que beaucoup de femmes adorent les hommes qui ont de l’argent, mais surtout l’argent qui vient avec ce dernier.
L’art du masculinisme. Masculiniste, je suis.
Masculinisme versus féminisme
Le masculinisme est une sorte d’anti-féministe, sans nécessairement être son total opposé. Si la ligne directrice du féministe était l’égalité de la femme à l’homme, celle du maculinisme est l’égalité de l’homme à la femme. Ceci semble être la même chose, oui. Là où ça diffère, c’est dans le respect de cette ligne directrice.
Le féminisme aujourd’hui vise bien plus que de rendre la condition de la femme égale à celle l’homme. Les féministes visent à prendre plus de place. Elles tentent, avec succès, d’obtenir des privilèges pour la femme d’être femme. Dans tout cela, depuis quelques années, l’homme est oublié. Sa condition est de plus en plus négligée. Des questions devraient se poser.
Je, masculiniste, déclare ces premières règles.
Je suis masculiniste, non pas parce que je suis macho, mais parce que je lutte pour l’égalité de l’homme et de la femme, cela signifie:
- Reconnaître nos différences et en tirer profit.
- Respecter la femme, mais se faire respecter de la femme.
- Avoir les mêmes droits, mais ne pas accorder de privilèges comme certains le veulent et le font. Bravo Jean Charest!
- Accepter les blagues sexistes, sans se laisser opprimer.
- Accepter que les jeux, telle que la galanterie, puissent être simplement par bon vouloir et non par désir d’opprimer un sexe.
- Accepter notre passé. Nous ne sommes pas nos ancêtres. Les femmes doivent cesser de nous remettre sur le dos les fautes de nos ancêtres.
- Rester local. Les manières qui peuvent paraître sexistes de certaines personnes, ailleurs dans le monde, ne sont pas de nos affaires. Les hommes d’ici ne sont pas imputables pour les actions des autres.
L’homme opprimé
Dans la société actuelle, en tant qu’homme, je me sens bafoué et non respecté. Je sens que les femmes sont très égoïstes et traitent mal les hommes. Si l’homme est violant, la femme est sournoise. J’ai presque peur d’écrire cette dernière phrase, parce qu’elle peut être interprétée comme étant une forme de sexisme. Là s’applique donc la règle numéro un: « Reconnaître nos différences ». Voilà une différence de l’homme et de la femme, ou du moins, un cri de douleur.
En relation avec une femme, j’ai souvent l’impression d’être utilisé, comme si on profitait de moi. Il est temps que je mette mes culottes et que j’arrête d’être au service des femmes. Si j’aime être galant, je ne serai pas soumis à ses caprices. Mes valeurs et mes principes, elle devrait s’en y accommoder. Je reviendrai plus en détails sur ce dernier sujet prochainement.
Un monde idéal
Dans un monde idéal, ni la femelle féministe ni le male masculiniste n’existeraient. Dans ce monde, ils se respecteraient. Lorsqu’on respecte quelqu’un, on ne cherche pas à prendre le dessus et lorsqu’on est respecté, on ne cherche pas à se défendre. Cependant d’ici là, on peut dire que le masculinisme est un mouvement qui se crée par nécessité d’opposition au féminisme afin de peut-être réussir à trouver le juste milieu. Milieu où les droits égaux seraient aussi égaux dans leur application. Milieu ou le respect et la reconnaissance seraient égaux pour les deux sexes.
Qu’en pensent les féministes?
Le féminisme dépassé
Originellement le féminisme vise l’égalité de l’homme et de la femme en combattant l’oppression de l’homme sur la femme pour qu’elle reste à la maison, l’empêchant de faire ses choix et la privant de ses droits, mais qu’en est-il aujourd’hui?
La situation
Un gentilhomme blanc en forme veut devenir policier. Étant un domaine contingenté et gouvernemental, les chances d’acception sont plus élevées pour les femmes et les gens de minorités. Le gentilhomme est refusé et choisit donc un autre domaine, un second choix et se retrouve dans un cours avec un autre garçon, entouré de femmes. Chanceux, se dit-il au début, mais il se rend vite compte qu’il n’aime pas le cours en plus de se faire blesser par les demoiselles qui, ensemble, le surnomme « le go go boy ». Il quitte donc son cours et prends du temps pour réfléchir à ce qu’il fera de son avenir.
Le gentilhomme travaille à temps plein comme pompiste, un métier mal payé, au froid, faisant des heures qui ne l’arrange pas. Il rencontre une demoiselle qu’il invite au restaurant, déboursant son peu d’argent en surplus pour payer le repas de la demoiselle. Elle ne le remercie pas et en guise de la galanterie dont il a fait preuve toute la soirée, elle le traite de macho, comme si elle n’était pas capable de payer et d’ouvrir elle-même la porte. Il voulait bien répondre en la traitant de la même insulte, mais il ne trouvait pas l’équivalent féminin.
Frustré, il sort dans un bar avec des amis et à voix haute, il s’échappe en disant: » c’est la faute des femmes ». Aussitôt la dispute éclate. Il quitte et se rends chez lui. À la télévision, la chef du parti Québec Solidaire se vante d’être au commandes du seul parti politique féministe au Québec et quelques jours plus tard il apprend que Jean Charest a nommé autant de femmes que d’hommes au conseil des ministres, même s’il y a plus de députés hommes élus.
Il rencontre une autre demoiselle, avec qui il calme son jeu de galanterie, mais en garde encore une touche. Elle lui fait sentir qu’elle aime les attentions galante, donc il monte le jeu d’un cran. Après avoir profité de lui en lui faisant payer quelques sorties, elle lui fait savoir qu’elle retourne avec son ex. Le gentilhomme a le cœur brisé de nouveau.
Le féminisme aujourd’hui
À quoi sert-il dans une société comme la nôtre? Si on me dit qu’il sert à défendre les droits de la femme, c’est faux, la femme d’aujourd’hui a les mêmes droits que l’homme. Sert-il à défendre l’oppression de l’homme sur la femme pour qu’elle reste à la maison? C’est une chose qui ne se fait plus aujourd’hui. Est-ce que le féminisme sert à protéger les femmes violées? Là n’est pas une grande utilité. Tous sommes déjà conscients de ce problème. Le problème persiste, mais des problèmes tout aussi grave existent à l’endroit des hommes. Des jeunes garçons se font violer aussi. Ce n’est pas un problème de femmes par les hommes, mais un problème de société. Sert-il à défendre les femmes qui ont un salaire moindre que celui des hommes? Non, c’est aussi une question passée. Il y a beaucoup plus de femmes que d’hommes dans les CÉGEPs et universités, ce n’est qu’une question de temps. Bientôt les femmes auront les gros salaires, les hommes mangeront les croutes.
D’un autre côté, en milieu professionnel, on donne de plus en plus d’avantages aux femmes. Le fait d’avoir plus de chance d’être prise policière est un exemple. N’est-ce pas le résultat du féministe qui viserait à ce que la femme prend le dessus sur l’homme?
Même dans la langue, certaines femmes disent que les mots sont parfois sexiste à leur endroit, ce qui est vraiment tiré par les cheveux. De même, on peut dire que les mots sont sexistes à l’endroit des hommes aussi. D’ailleurs, le nom masculiniste ne figure pas dans le dictionnaire, aux dernières nouvelles.
J’écrirai bientôt ma vision du masculinisme.
Êtes-vous féministe?
Cinq mots à redécouvrir
La condition du Français est déplorable au Québec. Si je ne souhaite pas commenter à ce sujet pour l’instant, mais je souhaite tout de même contribuer à redorer notre belle langue. Voici donc cinq beaux mots à découvrir ou à redécouvrir. Plusieurs d’entre eux sont morts jadis, pourquoi ne pas les faire revivre si nous en trouvons utilité?
Marivauder:
échanger des propos raffinés, plus particulièrement en matière d’amour. C’est un excellent substitut à l’anglicisme flirt.
Assire ou asseoir?
Les deux existent ou plutôt, un de ces deux mots n’existe plus dans les dictionnaires. Asseoir est le bon terme pour désigner l’action de poser ses fesses sur une chaise. Par contre, nous entendons souvent l’utilisation du verbe assire pour cette même tâche. Ce n’est pas tout à fait erroné puisque le verbe assire, en ancien Français, signifiait: « placer ou assigner une place ».
Dansel, dansele:
c’est là des mots oubliés qui signifient respectivement jeune garçon et jeune fille. C’est tout de même de très jolis noms à utiliser plutôt que le traditionnel mademoiselle.
Amoureuser:
comment dit-on rendre amoureux en un seul mot? Amoureuser! C’est un mot que l’on ne trouve plus dans les dictionnaires d’aujourd’hui, c’est un vieux mot, joli qui devrait renaître puisqu’il n’existe pas de remplaçant.
Rétroaction:
c’est un bon substitut à l’anglicisme feedback
Puisse cela vous être utile ou, du moins, vous faire sourire.
On m’en donne rétroaction?
Tapis rouge, c’est romantique
Le chemin de la romance.
J’ai acheté cinq mètres d’un beau tissu de velours large que j’ai replié sur lui-même. Je l’ai placé avec soin dans un escalier d’une dizaine ne marches qui mène à un salon. J’ai positionné deux belles chandelles neuves en bas de l’escalier et deux autres en haut. Puis, j’ai parsemé quelques pétales de roses blanches tout au long de la montée. Ensuite j’ai inscrit des petits mots doux sur des rectangles de papier beige, qui tous réunis, expliquent pourquoi j’aime la destinataire.
Le plat romantique.
Sur une belle grande assiette blanche, de forme ovale, j’ai positionné des cerises, le fruit préféré de la demoiselle, que j’ai enrobé d’un chocolat de qualité provenant de la chocolaterie du quartier. Elle adore le chocolat. Du reste de chocolat fondu, j’ai fait quelques petits motifs de bon goût sur l’assiette, puis j’ai ajouté quelques carrés du même chocolat, non fondus. J’ai fait un petit cœur avec des morceaux de pomme et ajouté quelques morceaux de clémentine. Le tout déposé sur la table du salon, en haut de l’escalier, accompagné d’une chandelle faite d’une coupe.
La belle.
Le préparatifs terminés, la belle m’appelle pour me dire qu’elle est trop malade pour sortir et le lendemain matin, j’apprends qu’elle est retournée vivre avec son ex.
Morale pas trop romantique.
Avant de faire des choses spéciales, vaut mieux attendre plus longtemps qu’à la quatrième rencontre. Du velours, c’est tout de même dispendieux, j’espère avoir la chance de voir une princesse marcher dessus un jour.
Une demoiselle pour marcher sur un tapis rouge?