L’art du masculinisme. Masculiniste, je suis.
Masculinisme versus féminisme
Le masculinisme est une sorte d’anti-féministe, sans nécessairement être son total opposé. Si la ligne directrice du féministe était l’égalité de la femme à l’homme, celle du maculinisme est l’égalité de l’homme à la femme. Ceci semble être la même chose, oui. Là où ça diffère, c’est dans le respect de cette ligne directrice.
Le féminisme aujourd’hui vise bien plus que de rendre la condition de la femme égale à celle l’homme. Les féministes visent à prendre plus de place. Elles tentent, avec succès, d’obtenir des privilèges pour la femme d’être femme. Dans tout cela, depuis quelques années, l’homme est oublié. Sa condition est de plus en plus négligée. Des questions devraient se poser.
Je, masculiniste, déclare ces premières règles.
Je suis masculiniste, non pas parce que je suis macho, mais parce que je lutte pour l’égalité de l’homme et de la femme, cela signifie:
- Reconnaître nos différences et en tirer profit.
- Respecter la femme, mais se faire respecter de la femme.
- Avoir les mêmes droits, mais ne pas accorder de privilèges comme certains le veulent et le font. Bravo Jean Charest!
- Accepter les blagues sexistes, sans se laisser opprimer.
- Accepter que les jeux, telle que la galanterie, puissent être simplement par bon vouloir et non par désir d’opprimer un sexe.
- Accepter notre passé. Nous ne sommes pas nos ancêtres. Les femmes doivent cesser de nous remettre sur le dos les fautes de nos ancêtres.
- Rester local. Les manières qui peuvent paraître sexistes de certaines personnes, ailleurs dans le monde, ne sont pas de nos affaires. Les hommes d’ici ne sont pas imputables pour les actions des autres.
L’homme opprimé
Dans la société actuelle, en tant qu’homme, je me sens bafoué et non respecté. Je sens que les femmes sont très égoïstes et traitent mal les hommes. Si l’homme est violant, la femme est sournoise. J’ai presque peur d’écrire cette dernière phrase, parce qu’elle peut être interprétée comme étant une forme de sexisme. Là s’applique donc la règle numéro un: « Reconnaître nos différences ». Voilà une différence de l’homme et de la femme, ou du moins, un cri de douleur.
En relation avec une femme, j’ai souvent l’impression d’être utilisé, comme si on profitait de moi. Il est temps que je mette mes culottes et que j’arrête d’être au service des femmes. Si j’aime être galant, je ne serai pas soumis à ses caprices. Mes valeurs et mes principes, elle devrait s’en y accommoder. Je reviendrai plus en détails sur ce dernier sujet prochainement.
Un monde idéal
Dans un monde idéal, ni la femelle féministe ni le male masculiniste n’existeraient. Dans ce monde, ils se respecteraient. Lorsqu’on respecte quelqu’un, on ne cherche pas à prendre le dessus et lorsqu’on est respecté, on ne cherche pas à se défendre. Cependant d’ici là, on peut dire que le masculinisme est un mouvement qui se crée par nécessité d’opposition au féminisme afin de peut-être réussir à trouver le juste milieu. Milieu où les droits égaux seraient aussi égaux dans leur application. Milieu ou le respect et la reconnaissance seraient égaux pour les deux sexes.
Qu’en pensent les féministes?
Commentaires
2 réponses sur «L’art du masculinisme. Masculiniste, je suis.»
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Bravo, c’est un début. Il faudrait élaborer d’avantage dans le même sens.
Je vous fait partager ma réaction au lien ci-dessous
http://vamos.zeblog.com/367296-temoignage-sur-un-atelier-du-congres-paroles-d-39-hommes/
Bonjour,
Je me suis beaucoup intéressé aux questions féministes à une époque, pour la raison simple qu’il me semblai que vivre dans une société où une moitié de ses membres était considérée comme des citoyens de seconde zone n’augurait rien de bon, même pour l’autre moitié.
Il y a quelques années, j’ai fais l’objet de discrimination de la part de femmes (qui par ailleurs se réclamaient du féminisme) dans une entreprise où elles étaient majoritaires, et de ce que l’on pourrait également qualifier d’harcèlement sexuel.
Cela se traduisait par une caricaturisation de toutes mes propositions sur lesquelles j’avais fais un travail préalable et des recherches, et cela au profit de propositions investit de « l’intuition féminine »;
Par des réflexions graveleuses à caractère sexuel ;
Ou par des réponses du type « tu ne peux pas comprendre tu es un homme » comme si d’une part mon avis n’était fondé que par ma qualité d’homme et qu’en tant qu’homme j’avais quelque chose en moins et non pas seulement un avis différent.
Ce qui m’a choqué, ce n’est pas tant que des femmes agissent de la sorte. Je ne vois pas pour quelles raison toutes les femmes seraient immunisées contres les tares dont certains hommes sont atteints. Non, ce qui m’a choqué c’est l’absence d’écoute et de crédit que j’ai trouvé dans l’évocation de ses problèmes.
Notamment, lorsque j’évoquai les sous entendus et les réflexions à caractère sexuel, à quoi on me répondait généralement que j’avais du les provoquer. Et je crois que tous ceux qui ont lu l’article ci-dessus, trouveraient cette réflexion adressée à une femme particulièrement choquante et déplacée.
Aujourd’hui, je rencontre des hommes qui ont également vécu des expériences plus ou moins similaires, et qui tiennent effectivement des propos réactionnaires, qui considèrent que la place des femmes est à la maison, qui remettent en cause l’avortement, alors qu’auparavant ils n’auraient jamais tenu de tels propos. Et je pense que cela est dû à une absence d’écoute face à des actes sexistes, à une forme d’angélisme dont peuvent faire certaines féministes face au potentiel de violence de certaines femmes, voir face au sexisme de certaines féministes (ou présentées comme telles).
Je m’inquiète donc d’une sorte de « gué-guerre » des sexes où les excès des uns entraineraient les excès des autres. Que ce soit dans la vie publique et professionnelle (plus globalement en dehors des relations amoureuses), j’évite d’attribuer des aprioris sur les qualités et défauts d’une personne selon qu’elle soit titulaire d’un vagin ou d’un pénis. Je ne présume pas d’une hypersensibilité chez les femmes, ou d’une absence de sensibilité chez un homme, selon l’occasion qu’il m’est donné de la découvrir, je la constate ou je ne la constate pas.
Il en est de même pour les situations socio-économiques. Hors, je constate parfois que les intervenants sociaux n’ont pas toujours le temps de faire ces analyses, et fonctionnent souvent par raccourci. Alors peut être y a t’il plus de femmes dans la précarité, je l’ignore, mais à situation de précarité égale une femme sera mieux prise en charge qu’un homme. Mon propos n’est pas d’entrer dans une guerre des sexes, d’ailleurs rien que l’évocation d’un « masculinisme » m’inquiète. J’invite juste les lecteurs de cette intervention à la nuance, car sans nuance on est dans la caricature, et peut être un peu dans l’extrémisme.
Ps : je me souviens avoir été exclu de réunion de féministes du fait que j’étais un homme, les femmes invoquant une nécessité de débattre sans les hommes des questions qui les concerne. Cette démarche ne me semblait pas très judicieuse. Cela étant après avoir fait part de mon désaccord je me suis incliné sans insistance, à quoi bon s’imposer là où on est malvenu. Je ne trouve pas plus pertinent que des hommes cherchent à exclure des femmes de débats touchant à la question de la place des hommes, mais dans la continuité de la perspective précédente, je ne m’en étonne pas davantage.