La femme galante, qu’est-ce?
Femme galante: femme de mauvaise vie.
Eh oui! C’est ce que certains dictionnaires nous révèlent. La femme galante n’a apparemment pas grand-chose à voir avec la galanterie féminine. Elle serait donc une trainée, une prostituée, une fille de joie, bien le contraire de ce que l’on est porté à croire. Cette définition est par contre sans valeur, puisque ce n’est pas dans une majorité de dictionnaires que l’on retrouve cette définition et de toute façon, personne ne l’utilise; il y a déjà assez de façons de salir la femme. Redonnons à ces mots le sens qui leur est dû.
Femme galante: femme qui agit selon la galanterie féminine, avec gentillesse et élégance, ayant un comportement irréprochable et distingué.
Cette définition est simplement la féminisation de l’homme galant et il était temps que ça se fasse.
Les hommes galants sont le reflet des femmes galantes.
C’est dommage, dit-on, qu’il n’y a plus d’hommes galants comme autrefois. Dit-on aussi que ça nous manque, mais que des fois, c’est trop? Si l’homme galant n’est plus, mais où est la femme galante?
Elle est partie par là —->
Dans le néant.
À gauche des ténèbres et à droite de l’univers.
La galanterie féminine
La galanterie chez la femme est moins concrète que celle chez l’homme. La galanterie est souvent perçue à tort comme une série de gestes sans égard pour le comportement galant de façon plus générale. Chez la demoiselle, il y a moins de gestes concrets, bien qu’il y en ait, le tout est plutôt lié à son comportement, plus précisément en ce qui a trait à la réaction produite des gestes galants de son partenaire.
Le mâle fait un geste, la femelle réagit. Rarement l’inverse.
Une femme galante n’est pas une femme qui ouvre la porte à son homme. Non! Beurk! Caca! Elle réagit à l’homme qui lui ouvre la porte. Mium mium dans le bedon!
L’envie!
La femme galante sera celle qui donnera à son homme l’envie d’être galant et d’être à son meilleur à chaque instant. Si le gentilhomme galant est vraiment perdu, peut-être peut-on l’expliquer du fait que les gentes dames ne lui donnent pas envie d’être. Le mérite-elle? En vaut-elle la peine? Difficiles questions auxquelles je ne répondrai malheureusement pas. Par contre, je vais répondre plus positivement en vous expliquant comment elle peut donner au damoiseau l’envie d’être galant.
En général, on parle plutôt de charme chez la femme que de galanterie. Cependant, puisque la galanterie chez l’homme nécessite un réel effort, vous pouvez lire mes articles précédents sur la galanterie pour vous en convaincre, je suis d’avis qu’il y a un effort pratiquement aussi grand à faire pour la femme. En cette condition ça n’a pas de sens que l’on attribut un terme exclusivement au comportement de l’homme. Je tourne autour du pot et je n’ai pas fini.
La galanterie, c’est un jeu dans lequel l’homme a pour but de plaire à la femme. Donc pour donner envie à un monsieur d’être galant, elle doit lui faire comprendre que ça lui plaît. Ce n’est pas sorcier jusqu’ici. Ce qui est plus compliqué, c’est qu’il faut que ça soit sincère et pas simplement reflété par des mots. Il faut éviter: « j’aime que tu sois galant avec ». Celui qui est galant sait qu’il l’est et il n’a que faire qu’elle le lui rapelle. Il veut sentir que ça plaise, il veut susciter une réaction. La réaction, c’est la clef. C’est de ça dont il se nourrit pour continuer, une belle réaction.
Alors, nous en revenons à ce que je disais; concrètement, il se comporte de façon galante et elle réagit à cela.
Plus concrètement, la femme galante.
Je reprends partiellement la liste de gestes galants pour l’homme et j’associe un exemple de réaction souhaitée. Pour une description détaillée de chacun des gestes, consultez ce précédent article.
- Le naturel: même règle pour la femme. Elle doit être naturelle dans sa galanterie.
- Le baisemain: en retour, elle sourit en s’inclinant légèrement. Si elle reste droite, ça fait hautain.
- Les portes: elle passe la porte en jetant un petit coup d’oeil coquet à celui. Il n’est pas nécessaire de dire merci. Ne surtout pas s’acharner à essayer d’ouvrir la porte avant ce dernier.
- La portière de la voiture: elle doit être patiente. Le tout doit se faire doucement, elle ne doit pas être pressée. La porte s’ouvre, s’il tend la main, elle s’en sert comme appui, elle s’assoie en replaçant sa jupe. Elle peut dire merci et lorsqu’elle est confortablement installée, elle peut faire un petit geste de la main ou de la tête pour faire savoir qu’il peut fermer la porte.
- L’homme galant ne propose pas, il fait: la femme en retour n’exigera jamais qu’un homme fasse. Elle peut requérir poliment son aide, mais elle n’oblige pas. Elle remerciera et sourira, manifestant son contentement, par la suite.
- Les remarques: même consigne pour elle. Elle doit faire attention à ses remarques et à ce qu’elle remarque.
- La chaise: lorsqu’il tire la chaise, c’est un bon moment pour la femme de placer sa jupe de ses mains afin qu’il n’y ait pas de plie sous son postérieur. Un coup installée, elle sourira et peut même effleurer la main de l’homme, avec la sienne, avant qu’il aille s’installer à son tour.
- Le sexe: même règle pour la femme.
- Les écrits: sensiblement la même règle chez la femme, mais attention! En général, un homme aime moins lire de la poésie qu’une femme. Il vaut mieux qu’elle garde ses textes courts.
- Laissez-passez: si l’homme laisse passer la femme, la femme ne doit surtout pas mettre de la pression pour passer première. Très mal vu de mon côté: c’est égoïste et malpoli.
Elle passe devant parce que l’homme la laisse passer, elle ne doit pas forcer le jeu et l’obliger à le laisser passer, j’insiste. - Payer le restaurant: si l’homme paye le restaurant de son gré, elle doit le remercier et surtout ne pas profiter de la situation. Il ne faut pas mettre de pression pour qu’il paie à nouveau.
- Présentations: pourquoi ne pas s’incliner en disant « enchantée », comme une princesse le ferait?
Aussi, voici une liste de gestes que l’on peut considérer comme galant, chez une femme.
- S’incliner, façon princesse.
- Prendre la main ou le bras de l’homme.
- Faire des caresses simples.
- Masser les épaules, sans qu’il ait à demander quoi que ce soit.
- Ne pas résister quand un homme aide.
- Replacer la cravate de celui.
- Sourire, le regarder dans les yeux et sourire encore.
Au niveau du comportement de galanterie féminine.
Une damzelle galante ne doit pas s’attendre à être une princesse. Celui qui est galant n’est pas un soumis ni un dominateur selon la nouvelle galanterie. Elle ne doit donc pas profiter de lui. Si par exemple, il oublie d’ouvrir une porte, à quoi bon le lui reprocher? Si vous croyez qu’il en fait trop, dit-le lui poliment, tout simplement. Une dansele galante doit être charmante. Il n’y a rien de charmant chez une femme qui attend de se faire servir; je l’ai déjà vécu.
Si par exemple, l’homme manque de ressource. Il ne sait pas quoi proposer comme activité, un soir, qu’elle prenne l’initiative. Il faut comprendre que la liste de gestes galants pour l’homme, ce n’est pas quelque chose de facile à suivre dont je ne suis pas totalement moi-même. Si un homme réussi à être galant d’un bon niveau, elle doit l’apprécier, en être consciente et le lui rendre d’une certaine façon.
Une demoiselle qui se veut charmante n’exigera pas d’un homme d’être galant, elle l’apprécie, point. Il est bien plus amusant d’offrir quelque chose d’apprécié que d’offrir quelque chose d’exigé.
Un homme galant est un homme qui s’efforce d’être au meilleur pour elle. La femme galante doit faire de même. Ça ne veut pas dire qu’elle doit se maquiller plus ou s’habiller mieux. Tout est dans l’agissement.
Surprise
La liste donnée n’est qu’une liste d’exemples. Rien de mieux que de sortir de cette liste et d’explorer ses propres idées. Un geste n’a pas besoin de se trouver dans une liste pour être galant. Qui décide ce qui est et ce qui n’est pas? Personne et tous nous décidons. Il faut simplement s’en remettre à notre bon sens et la définition du mot galanterie. C’est un jeu, c’est une méthode de séduction, de démonstration de respect. L’important, c’est d’y trouver son plaisir et celui du partenaire ou de la partenaire en question.
Au revoir, dit-il en s’inclinant bien bas.
Gestes galants: liste pour l’homme
Ici une liste, que j’espère la plus complète et détaillée possible, qui regroupe les gestes galants chez l’homme. N’ayant pas trouvé pareil sur internet, je me suis dit qu’il fallait y remédier.
Le naturel du galant homme.
La galanterie reste un jeu qui se joue à deux. Si ça demande beaucoup à l’homme, ça demande autant à la femme qui doit réagir en retour des gestes. Ne soyez pas surpris si certains gestes ne fonctionnent pas, ce n’est pas nécessairement de votre faute. Soyez patient et pratiquez-vous. Si certains gestes vous causent problème, abstenez-vous. Surtout, vous devez être naturel. Un geste, aussi galant soit-il, si cela a l’air forcé, ça ne passe pas. Tout doit être sincère.
L’homme galant est celui qui agit avec classe d’un comportement irréprochable, qui bouge avec élégance et qui, par ses remarques, se fait plaisant.
Le baisemain, la crème de la galanterie.
Geste très galant, qui bien fait, peut faire très bonne impression. Pour ce faire, l’homme doit lever le moins possible la main de la demoiselle, c’est lui qui doit se pencher. Il peut plier un genou et même le déposer sur le sol. S’il est assez bas, il peut tenter de regarder la demoiselle dans les yeux tout au long du geste. Attention, ce n’est pas évident. La lenteur est requise.
Rendu au niveau de la main, plusieurs options s’offrent. Si à l’origine du baisemain, l’homme ne devait pas déposer les lèvres sur la peau et les remuer dans le vide, je dois dire que l’envie du contact est difficile à surmonter, d’autant plus que certaines femmes pourraient ne pas comprendre, à notre époque, le pourquoi qu’il n’y a pas de contact. Le baiser peut être déposé sur la main ou sur les doigts, au niveau des bagues. Dans le cas où on veut placer le baiser sur la main, il faut tenir toute la main avec délicatesse. Si le baiser s’adresse aux doigts, ce sont les doigts que l’on tient et qui, par le mouvement, devraient automatiquement se plier au niveau des jointures qui séparent les doigts de la main. Pour ma part, je préfère embrasser les doigts.
Les portes et le fameux geste galant.
Dans un lieu public, tel qu’un restaurant, d’homme doit précéder la femme et faire mine de garder la porte ouverte pour elle. L’idée est que c’est à l’homme de faire affaire avec l’hôtesse ou encore à demander les billets de cinéma. Cela a aussi pour avantage de régler le problème qui se pose lorsqu’il y a deux portes de file à ouvrir que l’on retrouve dans bien des lieux publics.
Dans un lieu privé, l’homme ouvre la porte et laisse entrer la dame. S’il veut vraiment impressionner ou se ridiculiser, il peut s’incliner légèrement, au passage de la femme, en tenant la porte.
La portière de la voiture.
Verrouillez toujours vos portières de la voiture. Si jamais la femme advenait malencontreusement par vous devancer, vous pourriez vous reprendre.
L’homme débarre la portière, l’ouvre, tend la main libre pour aider la demoiselle à monter, attend que celle-ci s’installe et ferme la portière sans la claquer. Lorsque vient le temps de descendre, c’est un peu plus discutable. La majorité des femmes n’ont pas la patience d’attendre que l’homme fasse le tour de la voiture pour ouvrir la portière, mais si elle aime la galanterie, pourquoi pas? Il doit faire assez vite, sans avoir l’air pressé. Il fait le tour de la voiture, préférablement par devant, pour qu’elle le voit passer. Il ouvre et tend la main. En tendant la main, il peut ajouter une formule de courtoisie tel que: Mademoiselle, Madame ou puis-je.
L’homme galant ne propose pas, il fait.
Un homme galant ne propose pas à une demoiselle de l’aider, il l’aide simplement. Il ne propose pas de l’aider à mettre son manteau, il prend l’initiative. Il ne propose pas non plus de l’aider à porter ses paquets, il les prend doucement. De même que si vous voulez marcher en tenant la main de la demoiselle, vous ne la demandez pas, vous la prenez. L’idée est qu’une femme bien élevée ou gênée, ne voulant pas déranger, refusera souvent l’aide, même si elle aimerait en avoir. Si au contraire, elle adore la courtoisie au point de l’exiger, elle sera déçue que vous lui offriez de l’aider, comme si le fait de l’aider était d’une évidence.
Les remarques galantes.
L’homme doit faire attention à ses remarques et ce qu’il remarque. Si une belle demoiselle passe non loin, alors qu’il est accompagné, il ne doit pas y attarder ses yeux. De même, si le sujet arrive sur une femme artiste, il ne doit pas faire l’éloge de sa beauté, mais de son talent. Il doit faire sentir à sa partenaire qu’elle est l’unique femme qui ravit son regard.
La chaise.
Dans un restaurant et même à la maison, le gentilhomme doit tirer la chaise de sa compagne. Attention! Remarquez le type de plancher avant de faire, les pattes de chaise ne doivent pas rester prises entre deux carreaux de céramique, ça fait du bruit et ça monte la nervosité. Maîtrisez la situation! Le gent homme prend sont temps en levant la chaise. Si celui-ci est vraiment gentil, soit il laisse la meilleure place à sa partenaire, soit il la laisse choisir. Et si malencontreusement elle choisit une chaise difficilement accessible à l’homme ou une banquette, il vaut mieux abandonner l’idée que de faire un geste maladroit.
Attention! Il peut arriver que voulant tirer la chaise pour sa douce, celle-ci ne comprenne pas l’idée. Elle croira que celui-ci tire la chaise pour lui-même, qu’il a choisi sa propre place. Elle se dirigera donc vers l’autre chaise et le plan aura échoué. Il faut donc le montrer explicitement. Ce peut être par un geste de la main accompagné d’un « Mademoiselle » à voix haute. Ne pas dire : « je vous tire la chaise ». Un peu de subtilité quand même.
Au cours de ce souper viendra un moment où la fille se lèvera pour aller à la toilette. Lorsqu’elle se lève, le garçon doit aussi se lever, temporairement, le temps qu’elle quitte. Il ajoutera même un sourire. Il n’est pas nécessaire de poser des questions sur ce qu’elle fait.
Les souliers.
Le couple s’apprête à quitter la maison, le mâle sort les souliers de la garde-robe et place ceux de la femelle devant celle-ci, en prenant soit de les mettre chacun du bon côté et ce, avant de mettre les siens. S’il est vraiment courageux et qu’elle est ouverte, il peut même l’aider à les mettre. C’est toutefois un pari assez risqué, surtout s’il s’agit de souliers serrés ou compliqués. Il peut arriver qu’il veuille aussi le lui enlever. De la pratique sur ces derniers gestes est recommandé.
Le trottoir.
Le bœuf marche du côté de la rue, à côté de sa vache, toujours. C’est une façon de sécuriser la vache et de la protéger contre les éclaboussures. La raison est simple. Si elle se fait éclabousser, elle ne sera pas du tout contente. On le sait, une vache, c’est blanc et noire. Si elle est éclaboussée, elle restera tachée. Cependant, si le boeuf se fait prendre, il est brun, donc ça parait moins. La vache rira de lui et lui, il sera content de l’avoir fait rire.
La subtilité a bien meilleur goût. Le boeuf ne doit pas pousser la vache pour prendre sa place. Il ne doit pas non plus y fixer trop son attention. Si la vache se rend compte qu’il est obstiné à vouloir être d’un côté, cela perdra de son effet. Idéalement, elle ne devrait même pas avoir à s’en rendre compte. Le boeuf ne dira pas non plus: « pouvez-vous vous tasser un peu, je dois m’assurer d’être du côté de la rue puisque c’est plus galant ». Non!
Les escaliers.
Le chevalier suit la princesse pour monter et la précède pour descendre, question de pouvoir l’attraper si elle advenait à perdre l’équilibre. Si les marches sont suffisamment larges, il peut rester à côté de la princesse, légèrement devant pour descendre et légèrement derrière pour monter. De cette façon, il donnera moins l’impression de reluquer son derrière en ascension.
La galanterie au repas.
Le copain commente et recommande les plats, s’il le peut au restaurant, avant de commander. Il laisse la copine commander avant, ou s’il connaît le choix de celle-ci, il peut commander à sa place. Lorsque l’assiette viendra, il ne touchera pas à la sienne tant que la copine n’aura pas pris une première bouchée. S’il a du cran, il peut même refuser de recevoir son assiette, au serveur, avant la copine. Les règles de bienséances à table sont de mise.
Si la copine fait le repas à la maison, il proposera son aide, ou idéalement, peut prendre l’initiative de l’aider. Si vous êtes vraiment horrible dans une cuisine, abstenez-vous. Il la remerciera avant le repas et lui dira combien c’est délicieux dès les premières bouchées. On peut revenir un peu plus tard, après le repas ou en quittant la demeure de la copine, à ce sujet afin de la remercier encore pour le formidable repas. Si elle sent que le repas est apprécié, elle sera plus encline à répéter l’expérience. Pour moi qui n’est pas très doué en cuisine, c’est un plus.
Le sexe.
L’étalon se préoccupe du plaisir de la jument avant le sien et il doit aussi manifester, son plaisir lorsqu’elle le lui en donne. C’est simple.
Des solutions.
Une femme a un problème, l’homme propose une solution et l’applique si l’idée plaît. Il a des idées de sorties, bien pensées ou assez folles. C’est probablement la partie la plus difficile pour moi.
Si la femme a mal à un endroit, il lui proposera un massage, bien sûr.
Les écrits et la galanterie.
Un homme galants n’hésite pas à écrire un courriel à sa dulcinée simplement pour lui souhaiter une bonne journée, mais sans ambitionner. Il faut aussi faire attention que les écrits ne deviennent pas répétitifs. Trouver de nouveaux mots, de nouveaux compliments, de nouvelles façons de tourner les choses, être poète, rendre les choses moins monotones.
À noter qu’un texte écrit de la main de l’homme est toujours mieux qu’un texte écrit d’une machine. Le rapport humain est beaucoup plus présent et le fait que le dansel ait choisi un joli papier et ait pris la peine d’écrire avec soin ne laissera certainement pas la dansele indifférente.
Je suggère pour ma part de faire court. Un gentil mot trouvé à quelque part où la damoiselle ne s’y en attend le moins, fera un très bon effet même si c’est très court. Une phrase ou deux, peut-être trois. Voire, si c’est un poème en vers, un quatrain est suffisant. Gardez votre inspiration et répartissez-la en plusieurs fois. Pour les grandes occasions, vous pouvez en mettre davantage.
Son bonheur
Toutes ces règles peuvent être oubliées. Ce qui importe au final, c’est votre bonheur, mais surtout, celui de la femme. Si elle n’est pas à l’aise avec la galanterie, il sera galant de respecter ses souhaits. Si vous tenez à être galant, trouvez en une autre.
Laissez-passez galamment
De façon générale, l’homme galant doit laisser passer la femme. S’il la rencontre dans un couloir étroit, comme le corridor central d’un train, il se tassera de côté et attendra la passade de celle-ci avant de poursuivre. Il peut ajouter un geste de la main pour lui indiquer de passer d’abord qu’il accompagnera d’un sourire.
Certains moments exigent par contre qu’il prenne les devants, sans toutefois ambitionner. C’est le cas lorsqu’il doit faire affaire avec une hôtesse ou lorsqu’il doit rassurer sa compagne dans un sombre chemin en lui tenant la main.
Payer le restaurant, est-ce de la galanterie masculine?
Voilà une bonne question. Le fait que l’homme ait à payer le restaurant remonte à une époque où la femme n’avait simplement pas d’argent, il était donc requis que l’homme paie. Avec la poussée du féminisme, les changements de mœurs et surtout, la nouvelle situation de la femme, il n’est plus requis que l’homme paie pour elle. Pour moi, payer le restaurant n’est pas vraiment de la galanterie. Lorsque je sors avec une demoiselle pour une première fois, il y a de fortes chances que je paie, probablement pour me donner bonne conscience, mais il est hors de question que je paie toujours pour elle. Payer et payer, pour moi ça reviendrait au concept d’une escorte, ce que je ne veux pas.
Payer le restaurant, cela n’a rien à voir avec la galanterie.
Présentations galantes
Pourquoi ne pas chercher une façon originale de se présenter. Disons qu’un homme et une femme se rencontre dans un lieu quelconque et ont loisir de discuter. Éventuellement, l’homme devra se présenter avant que la dame n’ait à le faire ou à le demander. J’éviterais le classique « Je suis Jacob », Jacob n’étant là qu’à titre d’exemple. C’est ordinaire et de plus, c’est un anglicisme qui provient de « I am Jacob ». Nous devrions plutôt dire: « je me nomme Jacob ». Cependant, si nous voulons que la damzelle se souvienne du nom, il faut être plus originale. Je ne tire pas d’exemple, l’idéal c’est que ce soit contextuel aux discutions précédentes. Puis, elle se présentera et ce sera le bon moment de lui baiser la main en répondant à la suite: « enchanté Mademoiselle Gertrude ».
Les fleurs, fruit de la galanterie?
Non! Certes les fleurs sont un outil pour l’homme galant. Il peut les offrir à sa demoiselle avec ou sans raison avoir l’air galant, mais encore mieux, c’est de les offrir à la mère de celle-ci, cela fait vraiment sensation! L’idée est plutôt d’offrir un cadeau à la belle. Si les fleurs peuvent faire l’affaire, il reste cliché et facile. Ce ne veut pas dire de ne pas offrir des fleurs, mais plutôt de varier. Le meilleur cadeau ne sera pas le plus dispendieux, mais le plus surprenant tout en étant de bon goût. C’est quelque chose de risqué. Offrir un vêtement, telle qu’une robe de nuit, peut être une bonne idée, mais ce peut aussi ne pas l’être. Il importe de bien connaître la destinataire pour choisir. Celui qui a du talent en dessin pourrait dessiner un portrait basée sur une photo de celle et lui offrir. Ce pourrait être de réparer le vieux meuble qui traine en mauvais état dans la chambre de la douce. Ce pourrait être d’offrir un joli crayon à celle qui aime écrire. Attention, un homme qui offre beaucoup de cadeaux n’est pas un galant homme, ni un gentilhomme, mais un papa gâteau ou un esclave. Il ne faut pas tomber dans le piège de certaines femmes qui visent à soutirer les moins dollars de ce dernier. Ne pas oublier que beaucoup de femmes adorent les hommes qui ont de l’argent, mais surtout l’argent qui vient avec ce dernier.
L’art du masculinisme. Masculiniste, je suis.
Masculinisme versus féminisme
Le masculinisme est une sorte d’anti-féministe, sans nécessairement être son total opposé. Si la ligne directrice du féministe était l’égalité de la femme à l’homme, celle du maculinisme est l’égalité de l’homme à la femme. Ceci semble être la même chose, oui. Là où ça diffère, c’est dans le respect de cette ligne directrice.
Le féminisme aujourd’hui vise bien plus que de rendre la condition de la femme égale à celle l’homme. Les féministes visent à prendre plus de place. Elles tentent, avec succès, d’obtenir des privilèges pour la femme d’être femme. Dans tout cela, depuis quelques années, l’homme est oublié. Sa condition est de plus en plus négligée. Des questions devraient se poser.
Je, masculiniste, déclare ces premières règles.
Je suis masculiniste, non pas parce que je suis macho, mais parce que je lutte pour l’égalité de l’homme et de la femme, cela signifie:
- Reconnaître nos différences et en tirer profit.
- Respecter la femme, mais se faire respecter de la femme.
- Avoir les mêmes droits, mais ne pas accorder de privilèges comme certains le veulent et le font. Bravo Jean Charest!
- Accepter les blagues sexistes, sans se laisser opprimer.
- Accepter que les jeux, telle que la galanterie, puissent être simplement par bon vouloir et non par désir d’opprimer un sexe.
- Accepter notre passé. Nous ne sommes pas nos ancêtres. Les femmes doivent cesser de nous remettre sur le dos les fautes de nos ancêtres.
- Rester local. Les manières qui peuvent paraître sexistes de certaines personnes, ailleurs dans le monde, ne sont pas de nos affaires. Les hommes d’ici ne sont pas imputables pour les actions des autres.
L’homme opprimé
Dans la société actuelle, en tant qu’homme, je me sens bafoué et non respecté. Je sens que les femmes sont très égoïstes et traitent mal les hommes. Si l’homme est violant, la femme est sournoise. J’ai presque peur d’écrire cette dernière phrase, parce qu’elle peut être interprétée comme étant une forme de sexisme. Là s’applique donc la règle numéro un: « Reconnaître nos différences ». Voilà une différence de l’homme et de la femme, ou du moins, un cri de douleur.
En relation avec une femme, j’ai souvent l’impression d’être utilisé, comme si on profitait de moi. Il est temps que je mette mes culottes et que j’arrête d’être au service des femmes. Si j’aime être galant, je ne serai pas soumis à ses caprices. Mes valeurs et mes principes, elle devrait s’en y accommoder. Je reviendrai plus en détails sur ce dernier sujet prochainement.
Un monde idéal
Dans un monde idéal, ni la femelle féministe ni le male masculiniste n’existeraient. Dans ce monde, ils se respecteraient. Lorsqu’on respecte quelqu’un, on ne cherche pas à prendre le dessus et lorsqu’on est respecté, on ne cherche pas à se défendre. Cependant d’ici là, on peut dire que le masculinisme est un mouvement qui se crée par nécessité d’opposition au féminisme afin de peut-être réussir à trouver le juste milieu. Milieu où les droits égaux seraient aussi égaux dans leur application. Milieu ou le respect et la reconnaissance seraient égaux pour les deux sexes.
Qu’en pensent les féministes?
Le féminisme dépassé
Originellement le féminisme vise l’égalité de l’homme et de la femme en combattant l’oppression de l’homme sur la femme pour qu’elle reste à la maison, l’empêchant de faire ses choix et la privant de ses droits, mais qu’en est-il aujourd’hui?
La situation
Un gentilhomme blanc en forme veut devenir policier. Étant un domaine contingenté et gouvernemental, les chances d’acception sont plus élevées pour les femmes et les gens de minorités. Le gentilhomme est refusé et choisit donc un autre domaine, un second choix et se retrouve dans un cours avec un autre garçon, entouré de femmes. Chanceux, se dit-il au début, mais il se rend vite compte qu’il n’aime pas le cours en plus de se faire blesser par les demoiselles qui, ensemble, le surnomme « le go go boy ». Il quitte donc son cours et prends du temps pour réfléchir à ce qu’il fera de son avenir.
Le gentilhomme travaille à temps plein comme pompiste, un métier mal payé, au froid, faisant des heures qui ne l’arrange pas. Il rencontre une demoiselle qu’il invite au restaurant, déboursant son peu d’argent en surplus pour payer le repas de la demoiselle. Elle ne le remercie pas et en guise de la galanterie dont il a fait preuve toute la soirée, elle le traite de macho, comme si elle n’était pas capable de payer et d’ouvrir elle-même la porte. Il voulait bien répondre en la traitant de la même insulte, mais il ne trouvait pas l’équivalent féminin.
Frustré, il sort dans un bar avec des amis et à voix haute, il s’échappe en disant: » c’est la faute des femmes ». Aussitôt la dispute éclate. Il quitte et se rends chez lui. À la télévision, la chef du parti Québec Solidaire se vante d’être au commandes du seul parti politique féministe au Québec et quelques jours plus tard il apprend que Jean Charest a nommé autant de femmes que d’hommes au conseil des ministres, même s’il y a plus de députés hommes élus.
Il rencontre une autre demoiselle, avec qui il calme son jeu de galanterie, mais en garde encore une touche. Elle lui fait sentir qu’elle aime les attentions galante, donc il monte le jeu d’un cran. Après avoir profité de lui en lui faisant payer quelques sorties, elle lui fait savoir qu’elle retourne avec son ex. Le gentilhomme a le cœur brisé de nouveau.
Le féminisme aujourd’hui
À quoi sert-il dans une société comme la nôtre? Si on me dit qu’il sert à défendre les droits de la femme, c’est faux, la femme d’aujourd’hui a les mêmes droits que l’homme. Sert-il à défendre l’oppression de l’homme sur la femme pour qu’elle reste à la maison? C’est une chose qui ne se fait plus aujourd’hui. Est-ce que le féminisme sert à protéger les femmes violées? Là n’est pas une grande utilité. Tous sommes déjà conscients de ce problème. Le problème persiste, mais des problèmes tout aussi grave existent à l’endroit des hommes. Des jeunes garçons se font violer aussi. Ce n’est pas un problème de femmes par les hommes, mais un problème de société. Sert-il à défendre les femmes qui ont un salaire moindre que celui des hommes? Non, c’est aussi une question passée. Il y a beaucoup plus de femmes que d’hommes dans les CÉGEPs et universités, ce n’est qu’une question de temps. Bientôt les femmes auront les gros salaires, les hommes mangeront les croutes.
D’un autre côté, en milieu professionnel, on donne de plus en plus d’avantages aux femmes. Le fait d’avoir plus de chance d’être prise policière est un exemple. N’est-ce pas le résultat du féministe qui viserait à ce que la femme prend le dessus sur l’homme?
Même dans la langue, certaines femmes disent que les mots sont parfois sexiste à leur endroit, ce qui est vraiment tiré par les cheveux. De même, on peut dire que les mots sont sexistes à l’endroit des hommes aussi. D’ailleurs, le nom masculiniste ne figure pas dans le dictionnaire, aux dernières nouvelles.
J’écrirai bientôt ma vision du masculinisme.
Êtes-vous féministe?
La galanterie, trésor oublié
Je t’apprécie. Je te respecte. J’aime passer du temps avec toi. Je veux que la vie te soit plus agréable.
Je t’aime, mon amie, dit le galant homme.
Pas toujours facile de dire des phrases comme celles-ci, à celle que l’on apprécie, et de se prendre au sérieux et ce même si elles sont tout à fait pensées et vraies. C’est très directe comme façon de faire et pas toujours fructueux. Plutôt que de dire que l’on apprécie quelqu’un, pourquoi ne pas le lui montrer? Là est toute l’utilité de la galanterie.
L’homme galant
Selon une définition générale, l’homme galant est distingué, avec une comportement irréprochable, il bouge avec élégance et il traite les gens avec classe. Bien sûr, il pratique aussi la galanterie masculine.
L’amour, ça se montre.
Sexisme? Inégalité? Pourquoi faut-il voir partout des problèmes, plus particulièrement dans un dossier aussi banal que la galanterie? Le féminisme l’a condamnée. L’homme d’aujourd’hui ne sait plus comment se comporter avec les femmes et la femme se retrouve face à un vide. On l’entend même quelques fois se plaindre, gémissant qu’elle s’ennuie de l’homme galant et du romantisme. Ne préféreriez-vous pas, mesdemoiselles, que l’homme sache où mettre sa main, c’est-à-dire sur la poignée de la porte, plutôt que sur votre fesse gauche, alors qu’il ne vous connaît pas encore?
Il est vrai qu’à une certaine époque, la galanterie était une façon de soumettre la femme aux désires de l’homme d’une façon courtoise et polie. Doit-on condamner le sujet pour autant? L’image de l’homme est déjà suffisamment entachée de nos fautes passées sous l’agissement des personnes qui n’existent plus que dans les livres, il est inutile de continuer à nous salir. Au contraire, c’est grâce à la courtoisie que l’on peut bien vivre en société et c’est grâce à elle que l’homme et la femme peuvent potentiellement avoir une relation décente.
Ce que c’est vraiment, la galanterie.
Certaines personnes utilisent l’expression « règles de galanterie » alors que la galanterie n’est pas une suite de règles. La galanterie, c’est la façon de montrer notre respect et notre appréciation vis-à-vis une personne, avec classe et sans règle, mais surtout un jeu et une façon de plaire. On peut alors plutôt parler de principes sans qu’il y ait quoi que ce soit d’absolu. Si les principaux gestes considérés galants sont assez connus, quoiqu’insuffisamment à mon avis, il y a des points que les gens font rarement mention. La galanterie, ce n’est pas seulement l’homme envers la femme. C’est un jeu qui se joue à deux. C’est donc aussi la femme envers l’homme. Bien que ce n’est pas à la demoiselle d’ouvrir la porte pour l’homme, c’est à elle de se comporter d’une façon réceptive face aux gestes de l’homme. J’explique.
La gente dame galante.
Il m’est arrivé plusieurs fois de vouloir ouvrir la porte dans un lieu public à une amie et que celle-ci, voyant que je désirais lui ouvrir la porte, se dépêche à l’ouvrir à ma place, par orgueil ou par esprit de compétition, ce qui a fait foirer le coup. Mesdemoiselles, si vous vous plaignez que votre homme, ou que les hommes ne sont pas galants et pas assez romantique, peut-être est-il temps que vous vous penchiez sur votre propre compte. Une femme doit savoir se faire ouvrir la porte de façon charmante. Elle doit rendre la pareille par son sourire, par ses remarques, par sa façon de bouger et par son élégance. Elle doit faire sentir que l’effort de l’homme, qui tente de se faire plaisant, plaît. C’est tout simple.
Si un homme ouvre la portière de la voiture à une demoiselle et l’aide à monter de sa main, celle-ci doit s’attendre à ce que l’homme ferme aussi la porte. Si elle tire la porte, l’esprit n’est plus. J’élaborerai au sujet de la galanterie chez la femme dans un autre épisode.
Le gentilhomme galant.
Chez l’homme, le geste, en tant que tel, n’est pas aussi important que le moment et la manière. C’est plus difficile qu’il n’y paraît. Mesdames, vous ne vous en rendez même pas compte. C’est de la pratique, beaucoup de pratique et d’acharnement. L’homme doit toujours avoir l’esprit allumé afin de repérer les occasions propices. Avec le temps, ça vient presque tout seul, mais à nos début, c’est de la recherche, de l’opportunisme et ça ne sort pas toujours bien. L’homme connaîtra en chemin nombre de maladresses assez gênantes, ce qui mène au prochain point.
La manière, c’est là tout un niveau de difficulté. Ce doit être fait avec élégance, délicatesse et amusement. La femme doit sentir que ce n’est pas forcé, que c’est un plaisir pour l’homme de prendre soin d’elle. Souriez, messieurs et espérez qu’elle sourira en retour. C’est aussi pourquoi les gestes doivent être doux, sans hésitation et sans saccade. L’homme doit donc être sûr de lui et en possession de ses moyens. Si le garçon tire la chaise à la fille, il doit faire très attention que les pattes de la chaise ne se coincent pas dans les rainures des dalles du plancher, si non c’est moins charmant. De même, si elle se lève de table pour aller à la toilette, il doit en réponse se lever aussi, temporairement. En tel cas, il faut faire attention. On peut s’attendre, lorsqu’on se lève d’un trait, à ce que la chaise glisse doucement vers l’arrière, mais parfois, notamment sur du tapis raide, la chaise ne glisse pas, mais bascule vers l’arrière. Heureusement, si la fille est d’humeur à la blague, elle rira.
Les gestes ne doivent pas être précipités. S’il veut ouvrir la porte à sa compagne il ne doit pas se dépêcher, à la dernière seconde, pour prendre les devants afin d’ouvrir la porte. Il doit prévoir le coup et avoir, au préalable, accélérer légèrement le pas afin qu’il ait l’air de savoir ce qu’il fait et qu’il n’ait pas à patiner. Après avoir bien mangé, il aidera la demoiselle à remettre son manteau. Pour cela, il ne doit pas, encore là, courir à la dernière seconde pour le faire. Il ne doit pas non plus la bousculer pour prendre le manteau avant elle ou sauter par-dessus la table, ni le lui voler des mains. S’il est mal placé pour prendre le manteau, vaut mieux laisser faire. Elle prend elle-même le manteau. Par contre, s’il est à l’aise avec elle, il peut lui demander s’il peut l’aider: « puis-je vous aider? ». Il prend délicatement le manteau et l’aide. Attention! Ce geste nécessite de la pratique. Habiller quelqu’un n’est pas aussi aisé.
Ce n’est qu’un avant-goût.
Pour les hommes, j’ai commencé à regrouper une liste des gestes galants. Concernant les femmes, je pense également à vous: liste pour femmes. Mesdames, concentrez-vous à bien accueillir les gestes. N’oubliez pas que c’est un jeu, un peu comme la séduction. C’est beaucoup plus que de la bienséance ou du savoir-vivre, cela implique plus de volonté, cela implique plus que du respect. C’est un art de faire, un art de vivre qui ajoutera un brin de folie et de romantisme dans une relation.
Jouons le jeu, dit-il faisant le baisemain.
Le paradoxe de la beauté
La beauté, que c’est beau!
Personne ne peut le nier et si vous le niez, je ne penserai pas que vous me mentez, mais pire, que vous mentez à vous-même. Nous sommes tous attirés vers le beau et on s’éloigne du laid, c’est la nature humaine et nous en sommes conscients. Inutile donc de trainer le sujet plus amplement.
Beauté, conséquences?
Oui, il y a des conséquences à cela. C’est malheureux, mais pour chaque chose que nous trouvons belle, nous en trouvons une moins belle. Il en va de même pour les personnes. La beauté ne fait donc pas que nous faire jubiler, mais elle fait souffrir de nombreuses victimes dans son opposé. Moi? Non, pas moi, voyons!
Je ne veux pas m’attarder sur ce non plus, là n’est pas le point.
L’inatteignable beauté.
Le problème c’est l’inatteignable. Je vais plus particulièrement m’adresser aux femmes puisque ce sont principalement elles qui sont visées par le phénomène et ce sont elles-même qui le créent. Femmes, belles demoiselles, vous rêvez chaque jour d’être plus belle. Vous désirez vous améliorer et avoir l’air plus jeune plutôt que de vieillir. Pour ce faire, vous feuilletez des magazines, vous écoutez des émissions de beauté, vous consultez des experts et vous n’êtes pas indifférentes aux publicités. Le tout vous fait acheter maintes lotions hydratantes, crèmes adoucissantes, huiles énergisantes et masques revitalisant. Vous couvrez ensuite votre douce peau d’un fond de teint, de fard à joues, d’ombre à paupière, de couleurs vivifiantes, de rouges à lèvre, de crayonnage, de mascara et peut-être même de latex.
D’accord, c’est correcte de prendre soin de soi, c’est correcte de vouloir être à son meilleur, aucun reproche. Si vous voulez être belle, c’est votre affaire et vous vous en sortez bien. Cependant, j’ai peine à trouver le mot. Je dirais que c’est déchirant de vous voir aller. Vous rêvez de l’inatteignable et vous en faites trop. Non non, laissez-moi finir.
Prenez l’exemple d’un magazine. Vous y trouvez plein de belles femmes. Vous rêvez de leur ressembler, ou du moins, d’être aussi belle tout en étant différente; cause perdue!
Pour faire une photo de magazine, on choisit une femme, pas nécessairement jolie, mais pas détestable non plus. On la maquille, BEAUCOUP, et la place sous un éclairage parfait qui fera ressortir sa tridimentionnalité. Un photographe expert prendra une, deux, cinq, vingt, cent, mille photos. Un comité choisit la meilleure photo. La photo est traitée numériquement par un infographe. Croyez-moi qu’après l’étape de ce dernier, la femme ne se ressemble plus du tout. J’en ai vu des exemples et ça me scandalise. Il recolle les oreilles, remonte la mâchoire, rapetisse le nez, colore les yeux, enlève les boutons, les rides et les taches, uniformise la peau, améliore le teint, blanchit les dents, etc. Rien de très difficile à faire grâce à la magie du numérique.
Si je peux enlaidir une femme à ce point, n’étant pas infographe, imaginez ce qu’un expert peut faire pour embellir.
On rend le tout sur un papier de bonne qualité et on y ajoute un beau slogan tel que: «pour un look naturellement glamour sans artifice». Deux anglicismes horribles et une phrase complètement paradoxale. Le glamour, c’est loin d’être naturel et ce n’est pas non plus sans artifice; aucun sens! Cela me met en rogne de lire de telles abominations.
Cette photo se retrouve dans vos mains et vous vous dites: «quelle belle femme! » Problème! Cette femme n’existe pas, elle est le fruit d’une machine. Il est donc, inutile et complètement stupide de se mesurer à elle. C’est une cause perdue que de vouloir lui ressembler et surtout, vous vous faites du mal. Vous vous retrouvez complexées à cause de l’inatteignable.
Et les hommes?
Nous, hommes, nous vous trouvons belles, tellement belles et vous ne vous en rendez pas compte à quel pont. Nous vous trouvons bien plus belle lorsque vous êtes vraie, sans maquillage et naturelle. Je suis en extase devant la splendeur féminine toute simple et authentique. Je la rêve, je la respire, j’arrive même quelques fois à la ressentir. Je pourrais, si j’en avais l’opportunité, dévisager une demoiselle pendant des heures sans m’en lasser. Je vais mêmes vous dire que personnellement, les femmes dans les magazines, elle ne m’attirent pas, elle ne dégagent rien de vrai.
Le message du paradoxe.
, au cas où il n’était pas déjà compris.
Mesdames et Mesdemoiselles, mon souhait serait que vous arrêtiez votre cirque. Votre maquillage gâche votre beauté, le bronzage vieillit votre peau et les crèmes et lotions sont des arnaques. Vous n’en seriez que plus vraie, plus vous, plus merveilleuse. Cessez d’être esclaves de cette conspiration qui a pour unique but d’extirper vos derniers sous.
Être vous-même, cela vous va à ravir.
Et si on éliminait le klaxon?
Une belle histoire de klaxon.
Vous êtes au volant de votre petite voiture économique et conduisez paisiblement en écoutant du bon vieux rock. C’est votre doux moment de détente de la journée, le moment où vous vous retrouvez enfin seul après une journée difficile au travail. Soudain, sans avertissement et visiblement sans motif valable, un coup de klaxon vous fait sursauter. Vous tournez vite la tête sous l’effet de surprise pour apercevoir que le signal provient d’une voiture qui fait votre envie. Cet instant d’inattention fut un instant en moins pour freiner et éviter de frapper l’enfant qui traversait la rue. Vous sortez de votre voiture et accourez au petit homme âgé d’au plus huit ans. Vous paniquez. Vous retournez l’enfant sur lui-même qui gise sur le capot de votre voiture. Vous découvrez ce jeune visage innocent et meurtri qui restera gravé en votre conscience pour longtemps. Vous remarquez qu’il respire encore, mais il perd beaucoup de sang au niveau du crâne. Il est conscient ou pas, vous n’en êtes point sûr. Vous êtes étourdi. Vous criez de l’aide. Quelqu’un appelle les ambulanciers qui mettront quelques minutes à arriver. Ça vous fait tout de même quelques belles minutes de joyeuse angoisse aux côtés d’un enfant aux abords de la mort, entouré de gens qui s’attroupent. Vous ne portez pas tellement attention à ces derniers, mais vous ne les connaissez pas. Si vous voyez l’effroi sur leur visage dû l’état délicat de l’enfant, vous lisez surtout tout le dégoût qu’ils éprouvent pour vous d’avoir heurté un garçon intelligent qu’ils connaissent bien sous le nom du petit Marc.
Plus tard, vous serez à l’hôpital et l’enfant décédera. Vous rencontrerez ses parents anéantis auxquels vous direz : « Je suis vraiment désolé. J’ai été distrait par un klaxon ».
Les faits
Ça semble peut-être un exemple radical, mais tout à fait vrai-semblable. Je n’ai vécu et je n’ai connu personne en cette situation. Je peux cependant affirmer que je suis déjà passé très près d’avoir un accident suite à un coup de klaxon, histoire que je ne conterai pas, puisqu’elle vous ennuierait. En voici une autre, vécue, un peu plus cocasse.
L’anecdote du klaxon
Je faisais du vélo sur une route de campagne. Vous savez, le genre de route fabriquée d’asphalte raboteuse. À côté de la route, un tapis de petites pierres. La séparation de la route et la pierre est très marquée puisque l’asphalte est beaucoup plus haute et se désagrège.
Ils pleuvait assez fort et la nuit me poursuivait. Je me dépêchais donc à rentrer d’une longue route. Je faisais très attention de rester le plus à la droite de la route possible, question de ne pas gêner le passage des voitures. Cependant, ce n’est jamais suffisant. Certaines gens semblent adorer prendre de la place. C’est alors qu’un automobiliste, ou une automobiliste, arrivant par en arrière de moi, m’a klaxonné. Cela est très irrespectueux, mais qui sait, peut-être avait-il un message important à faire passer. J’en doute! Ce ne fut pas qu’un simple coup de klaxon, mais une rafale d’environ huit coups de klaxon rapides avec pour message : « Tasse-toi où je te tue %$#@ de cycliste ». J’ai sursauté, j’ai débarqué de la route maladroitement et ma roue avant a ensuite percuté le bord d’asphalte raboteux. Au final, crevaisons grâce à cette gentille personne. J’ai donc profité d’une agréable marche, jusqu’à chez moi, en traînant mon vélo, sous la pluie froide, à la noirceur, pendant prêt de deux heures.
L’utilité du klaxon
Bon voilà, je fais ce que je peux, mais je n’arrive pas à me souvenir d’une situation où le klaxon me fut nécessaire. Dans la mesure où c’est quelque chose de vraiment désagréable à entendre et que ce peut même être dangereux, c’est d’une utilité futile et les gens, vraiment, en abuse à Montréal au point tel que la ville en est polluée et me répugne. Devrait-on s’en départir? Rendre le klaxon illégal sur tous les nouveaux véhicules produits à partir d’une date certaine ou peut-être seulement limiter le nombre de décibels.
Le point sur le klaxon
Une personne se fait couper, cela la frustre et klaxonne. C’est une bien maigre vengeance inutile qui ne fait que répandre la colère parce que moi, ce qui me met en rogne sur la route, et je ne suis certainement pas le seul, c’est d’entendre des klaxons. Ce son agressant devient donc un moyen de propagation de la frustration. Presqu’un cercle vicieux. J’imagine un monde sans cela. Sourire, sourire!
